Stéphane Castella, photographe

DESIGNRosepoudrée

Genève en noir et blanc – Jolie rencontre que celle que j'ai faite avec le photographe genevois, Stephane Castella. Capteur d'images contemporaines qui aime les villes, le bruit, le brouillard, le blizzard, le merveilleux qui se dissimule parfois dans l'anonymat des passants et qui me fait redécouvrir Genève, à travers ces clichés pris sur le vif, contrastés à l'extrême. La cité devient étrange, mystérieuse. On oublie alors, les mois de grisaille de l'hiver, ou le soleil peine à percer, pour redécouvrir nos rues différemment.

Stéphane Castella me semble être un compulsif de la photographie, (là, ou d'autres sont des compulsifs de la peinture...) un homme pressé lui aussi d'emprisonner le temps. C'est je crois cela qui m'a plu, cette urgence de l'action. Alors venez redécouvrir vos rues, vous serez surpris, car l'ordinaire peut très bien faire ressortir l'inattendu...

Interview

Stephane Castella, qu'est ce qui vous inspire?

Ce qui m’inspire dans la photographie c’est le portrait mais aussi la photographie de rue. La rue est toujours en mouvement, en action. Il se passe toujours quelque chose et je l’observe beaucoup. Il est donc presque naturel que je me sois tourné vers la photographie de rue qui permet de figer des instants de vie. J’aime ce jeu de voyeur que je fais depuis 2009.

Quels sont vos sujets de prédilection?

Difficile de dire quels sont les sujets de prédilections en photographie de rue. Mais ce qui est important dans mon regard c’est de toujours inclure une présence humaine, une vie qui montre un regard, une action, un mouvement ou une expression.

Avec quelle lumière travaillez-vous?

La lumière c’est ce qui me fait sortir mon appareil photo. Mais c’est pas forcément celle que tout le monde aime avec un ciel bleu. Au contraire, je sors mon boitier lorsque le temps est exécrable, pluvieux, neigeux ou brumeux. J’aime ces ambiances de rue où il fait un temps de chien. J’essaye de jouer avec le peu de lumière qu’il y a de disponible pour capter des ambiances, capter des instants avec le peu que la rue m’offre. Je joue sur les contrastes et les silhouettes. Les photos deviennent alors irréelles. Il faut presque imaginer les scènes dues au manque de lumière. Souvent je compose avec des profils, des ombres chinoises qui se dessinent dans un rayon ou un espace de lumière unique dans la scène qui se présente à moi. C’est chaque fois un défi et c’est ce qui me fait monter l’adrénaline, lorsque j’ai le boitier en main. C’est aussi pour cette raison j'effectue mon travail en noir et blanc pour aller à l’essentiel de l’image. Pour moi, le noir c’est la matière et le blanc c’est la lumière.

Quels sont vos projets pour 2014?

J’ai la chance d’avoir des personnes qui ont découvert mon travail photographique. Grâce à elles, quelques photos ont pu avoir une visibilité durant les 2/3 de l’année 2013 au restaurant de la Closerie à Cologny. J’espère pouvoir à l’avenir exposer un peu plus mon travail de photo de rue que j’affectionne. Concernant d’autres projets, je désire continuer mon travail de photos de rue dans Genève. J’aimerais aussi travailler avec des projets de portraits plus créatifs, plus élaborés et réfléchis ce qui est tout le contraire de mon approche de la photo de rue.

© Photos Stephane Castella Ventes Stephane Castella